BikoZaiLLeDoO

Récits d'une agoraphobe en dents de scie....j y mets aussi mes oeuvres, des idées "déco", des choses glanées par-ci par-là.

17 août 2007

consultation psy

Ce matin visite chez mon psy, j'avais rendez-vous à 11h30 grrr! Comme d'hab, j'en fais qu'à ma tête et je me présente à 10h10, sourire aux lèvres en disant que si mon psy pouvait me prendre plus tôt ce serait super ; résultat et coup de chance, un désistement et hop 10h30 je suis dans son bureau :D

On fait le point, deux mois que je ne l'ai pas vu, et d'entrée il me dit : " je vous trouve dynamique ", et là je me pose et je dois bien reconnaître qu'il a raison et je suis contente. Nous reparlons de mon "hypothétique voyage" et là je lui explique qu'entre temps la balance à penché du côté qui dit "non", donc je n'y vais pas. Là encore il me dit : je suis satisfait de votre attitude, vous n'avez pas renoncé sans vous être renseignée sur le prix du train etc. Maintenant votre décision vous appartient et ça se respecte. (décidément je l'aime bien lui !).

Ensuite, j'aborde avec lui en détail ma dernière grosse crise (hier dans le métro). En effet, hier j'avais un rendez-vous pour du travail chez une dame, pour quelques heures de ménage, enfin je le pensais. Donc je pars tôt le matin, et je me dis, j'ai de l'avance je pousse jusqu'à Eurotéléport pour refaire ma carte de transport (j'ai pas encore fait ce mois ci). Super, l'aller en métro se passe bien, sur place personne donc je fais ma carte en à peine 5 minutes. Puis je reprends le métro sens inverse pour aller à mon rendez-vous, et là c'est l'horreur, je perds mon souffle, mon coeur s'emballe, mon bras gauche s'endort, bref la crise qui se pointe, est-ce l'appréhension d'un entretien pour un job ? sans doute, alors malgré ma panique j'essaie de me raisonner, je me dis "attends ça va passer, plus que 5 arrets, allez encore un! un à la fois tu vas le faire" ma crise ne fait qu'empirer malgré mes efforts, et sans en rajouter je peux vous dire que je commence à transpirer tant je lutte et tant je suis terrorisée, j'ai l'impression que je vais tomber par terre, m'évanouir.. Mais je reste, mais je NE FUIS PAS, je me souviens des conseils de mon psy :" dites vous bien que si forte soit votre crise elle finira par passer, l'intensité va baisser", tétanisée par la peur je me répète cette phrase sans arrêt...Et ça passe! Enfin cette putain de trouille se fait la malle! j'arrive au terme de mon trajet, je sors, épuisée mais calmée..la suite j'abrège..

Bilan de mon psy, j'ai pas fui, malgré l'intensité de la crise j'ai pas pris de cachet, j'ai su me raisonner en pleine panique. Alors même si moi je garde ça en tête comme un mauvais souvenir, pour lui c'est une victoire, et pour moi ça en devient une.. Quel plaisir finalement de me rendre compte que j'avance encore, et comme je lui suis reconnaissante de me faire prendre conscience de tout ça...

metro

Posté par BeCauSe à 15:28 - agoraphobie - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 octobre 2006

journée typique d'une ago confirmée

Hier, samedi, je me lève avec une "patate" d'enfer, du genre je vais tout "retourner dans la maison", mais au lieu de ça, à 8h15 départ (à pied) pour aller faire quelques courses, bah oui faut bien que ça se fasse, et comme c'est samedi jour d'affluence, pour une ago c'est très tôt ou pas du tout. Me voilà partie, je fais mes courses, tout va bien, et sur la route du retour, à mi-chemin, LA voilà, cette garce me surprend en pleine rue alors que rien ne le présageait. Battements de coeur déraisonnés, douleur dans le bras gauche, perte de souffle, mains moites, nausées, sueurs froides, j'ai l'impression que je vais m'écrouler sur place et crever dans la rue. J'essaie de mettre en application "quelques techniques", rien à faire, je suis dans la rue, seule et terrorisée, mais faut pas que ça se voit, faut pas que je tombe, alors j'avance, en me disant que chaque pas me rapproche de chez moi et que là ça ira surement mieux.

J'arrive chez moi, soulagement, ELLE est toujours là , sournoise mais plus supportable, je range les courses, et me dis qu'il faut que je focalise ma pensée sur autre chose, alors je fais une partie de mah-jongg, ELLE a décidé de m'en faire baver aujourd'hui, ELLE me redonne un aperçu des symptômes ressentis dans la rue quelques minutes plus tôt, je cède une fois de plus à la panique, alors je prends la petite pilule magique qui devrait m'aider à LA chasser, deux fortes crises en si peu de temps, je suis épuisée, vidée, je voudrais fuir, dormir, ne plus penser à rien... 10h30 : J'entame le "rituel confort-rassurant", je prends mes pilules à proximité sachant pertinament que je n'en prendrai plus et mon téléphone à la main, je vais m'allonger.(mon téléphone c'est mon outil de dernier recours, j'ai un numéro que je peux appeler 24h/24h quand vraiment je n'arrive plus à LA "gérer"). Je sombre dans le sommeil, la délivrance, pendant 3 heures.

Au réveil, je suis apaisée mais toujours aussi "épuisée", je n'ai envie de rien, je ne mange pas je ne fume même pas, je m'installe avec mon chien et mon chat devant la télé et je me dis que je vais coudre et rester tranquille...Avec la douleur qui persiste dans mon bras, ELLE me fait savoir qu' ELLE n'est pas loin...J'ai peur de mes pensées, je me sens juste à la frontière entre la "raison" et la "folie", c'est horrible...

17h30, on sonne, et j'aperçois par la fenêtre le visage familier d'un ami que je n'ai pas vu depuis plus d'un an, en allant lui ouvrir je me dis que c'est un cadeau du ciel. Je l'accueille avec joie, avec ma mine déconfite, mais il me connaît bien et avec lui je ne dois pas "tricher". On parle, on rit, pendant 3 heures j'oublie tout et je suis bien. Quand il s'en va, je m'installe devant mon pc et je parle avec une amie et sa fille pendant quelques minutes puis je me décide quand même à manger, ensuite je retourne devant la télé et je continue à coudre.

1h00 du matin,(j'ai attendu le plus possible pour être sure de dormir), je me couche, et soudainement, alors que j'étais bien, ELLE est là, mon coeur s'emballe et épuisée je saisis mon téléphone en  me disant " cette fois-ci j'appelle, je n'en peux plus", mais c'est plus fort que moi, je résiste, je lutte, je reste assise dans mon lit, dos au mur, je suis tellement fatiguée que j'ai envie de pleurer mais avec la rage qui sévit en moi, j'en suis incapable...Je me suis réveillée ce matin le téléphone dans les mains, dieu merci la fatigue a eu raison de moi...

Posté par BeCauSe à 07:59 - agoraphobie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 septembre 2006

Agoraphobie c'est quoi?

Bah oui je sais, je me répète, mais j'éprouve le besoin d'en parler, vivant cela au quotidien depuis maintenant plus de dix ans, je suis parfois révoltée par le peu de cas que l'on fait en France de cette "maladie" ; d'aucuns diront ce n'est pas une maladie mais un trouble psychique, toujours est-il, que beaucoup de gens ignorent encore ce dont il s'agit.

Encore dernièrement, en visite chez un praticien du domaine médical, je fus assez surprise de son ignorance concernant ne serait-ce que le mot "agoraphobie".

L'agoraphobie, c'est la peur du dehors, de la foule. Dit comme ça, ça ne signifie pas grand chose,il faut savoir que parfois je suis tout à fait capable de sortir, d'aller par exemple dans une grande surface, sans la moindre gêne, et parfois rien que l'idée de sortir de chez moi me terrifie. J'étais avant cela, une personne rarement chez elle, qui n'avait peur de rien ou presque et j'avais un travail, il a bien fallu m'adapter, car même si je mène ce combat tous les jours, ma vie a changé du tout au tout, les conséquences se répercutent sur vos amis, votre famille, vos relations, vos habitudes, vos émotions, votre travail, etc..

Un exemple tout bête, il m'arrive de me passer de pain plusieurs jours pour ne pas avoir à aller à la boulangerie qui se trouve à 50 m de chez moi. J'ai toujours énormément d'appréhension à aller chez des amis bien que ravie de les voir, quelques heures avant l' évènement, je suis heureuse d'y aller et le moment venu si je m'écoutais je n'irais pas. Le pire je pense, c'est la crainte de ressentir la moindre émotion, bonne ou mauvaise, mais oui même une bonne émotion peut déclencher chez moi une attaque de panique. Alors, même si cela peut être gênant, je veux que l'on sache toutes les répercutions que cela peut avoir. Autre exemple, quoi de plus beau que toutes les émotions ressenties en faisant l'amour avec une personne qu'on aime? Et bien là encore, c'est une situation qui m'est pénible ! Bah oui ! Cette "saleté" contribue à vous faire fuir devant toute notion de plaisir.

Alors, je suis bien consciente des progrès que j'ai effectués depuis quelques années mais je suis tout aussi consciente des efforts qu'il me reste à fournir pour continuer d'avancer, avec malgré tout une certitude, celle de ne jamais plus redevenir celle que j'étais. Ca n'est pas un constat négatif, non, juste un fait.

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Une attaque de panique est une crise aiguë d'angoisse accompagnée de troubles physiques souvent très pénibles comme des sensations de "souffle coupé" ou d'étouffement, des étourdissements, des palpitations cardiaques, des bouffées de chaleur ou des frissons, et même la peur de devenir fou ou de mourir.

L’anxiété provoquée par la situation redoutée (ou parfois même sa simple représentation sur une image !) peut devenir si intense qu'elle déclenche parfois une crise de panique.

La plupart d'entre nous ont expérimenté au moins une fois dans leur vie une crise de panique provoquée par des événements particuliers. Dans le cas d’une personne qui souffre de troubles paniques cependant, les crises surviennent soudainement et sans menace extérieure apparente.

Ces crises atteignent leur paroxysme rapidement, habituellement en moins de 10 minutes. Malgré leur brièveté, elles sont souvent décrites comme une expérience terrifiante et laissent la personne vidée d’émotion et anxieuse à propos de sa santé. Pour elle, la peur d’avoir une nouvelle crise devient une préoccupation angoissante. De sorte que la personne apprend rapidement à éviter la situation qui semblait avoir déclenché l'épisode.

Certaines personnes modifient considérablement leur comportement ce qui soulage un peu leur angoisse par rapport aux crises. Mais certaines de leurs décisions sont si radicales qu’elles peuvent engendrer des problèmes encore plus graves.

Le trouble panique avec agoraphobie est de ceux-là. Contrairement à ce que ses racines étymologiques laissent entendre cependant, l’agoraphobie n’est pas seulement la peur des espaces ouverts mais de toute situation pouvant provoquer de l’anxiété. Une anxiété bien souvent liée à la peur de perdre le contrôle en des lieux où cela pourrait devenir embarrassant. Ces lieux peuvent d’ailleurs inclure autant des espaces ouverts (comme des places publiques ou des foules) que fermés (supermarchés, autobus, avions).

Posté par BeCauSe à 23:23 - agoraphobie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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